Déballastage

Parmi les sources de déplacements d'espèces invasives d'un milieu océanique sub-tropical ou tropical vers un milieu tempéré, le déballastage d'eaux exogènes par les navires de commerce internationaux, constitue une source de rejets non négligeable. Selon Daniel Masson, chercheur à l'Ifremer La Tremblade, le volume estimé d'eau de mer relâché lors des déballastages dans les principaux ports et les eaux côtières françaises atteindrait 16 millions de mêtres cubes par an, soit 340 000 pour le port de Bayionne et 671 000 pour celui de Bordeaux.

Présentation powerpoint  de Daniel Masson - Ifremer 

Les mesures internationales pour lutter contre les conséquences néfastes de ce phénomène ont été le remplacement en haute mer des eaux prises sur les côtes ou en eau douce ou saumâtre, la survie des organismes étant considérée comme improbables dans ce mlilieu pauvre et hostile.

Contexte règlementaire

Une Convention internationale établie par l'OMI, signée en 2004, a été établie avec les États qui ont accepté d'appliquer une charte de respect du "Bon état écologique des eaux marines et estuariennes". À ce jour, certains États ne l'ont pas encore signée, posant ainsi de réels problèmes pour les contrôleurs des adminstrations chargés de vérifier les registres de gestion des eaux de ballast et la conformité des équipements de traitement, voire d'effectuer des prélèvements d'eau dans les cuves des navires de commerce concernés : vraquiers, rouliers, grumiers, gaziers, méthaniers, porte-conteneurs, unités de croisière….

Le cahier des charges au sujet du déballastage

Afin d'établir un état des lieux exact de cette problématique en Aquitaine qui a notamment un impact sur la ressource halieutique des marins pêcheurs professionnels, le Gefma s'est investi en organisant des réunions à Bordeaux, Compte rendu de réunion, à Pasaia, à Bayonne (port de commerce), avec la CCI, les Affaires maritimes (DTPM64), la DREAL, la DIRM (dans le cadre du Comité Maritime de Façade), l'ARS Santé, le CRPMEM, l'Agence de l'Eau Adour-Garonne et d'autres administrations. Un suivi de ce dossier est en cours avec l'Agence de l'Eau et la Région Aquitaine.