Les cétacés à dents (Odontocètes) possèdent des mandibules creuses dans lesquelles sont incrustées des dents, elles aussi creuses, et de forme identique (homodontie). Ceci les différentie de celles des mammifères terrestres (hétérodontie) : l’homme, la vache, le chien ou le chat, par exemple, qui possèdent des incisives, des canines, des pré-mollaires et des mollaires.

Cette cavité dentaire creuse, avec sa pulpe dentaire fortement inervée, facilite la diffusion du son qui se propage ainsi le long de la mandibule, creuse elle aussi, jusqu’à une « chambre d’écho », appelée « bulle tympanique », reliée à un os périotique, situé à la base du crâne. Lorsque les signaux sonores traversent ces dents, ils rencontrent une pulpe fortement inervée, qui favorise à son tour leur propagation. Chaque échouage de mammifère marin est donc l’occasion d’analyser la qualité de ces dents, pour déterminer l’âge, les contaminations éventuelles (toxiques et autres) et les indications physico-chimiques que les analyses peuvent apporter. Pour ce faire, un certain nombre de dents sont prélevées, congelées ou disposées dans un pillulier contenant de l’alcool tamponné. Elles sont ensuite notées et rangées avec les autres organes prélevés sur le cétacé.

NB : Les dents des Pinnipèdes (phoques, otaries) sont différentes (hétérodontie) de celles des cétacés (homodontes).

machoire kogia mini     Cachalot pygmée (Kogia breviceps).

 Les Physétéridés et les Kogiidés tels le cachalot pygmée (Kogia breviceps) et le cachalot nain (Kogia simus) ne disposent de dents que sur le maxilaire inférieur.

- Les Ziphiidés, quant à eux, ont une spécificité : seuls les mâles présentent une seule dent (vestigiale) sur le maxilaire inférieur.