Observation en mer

Observations INSOLITES RÉALISÉES PAR LES MARINS PÊCHEURS DE CAPBRETON

Au cours de leurs marées, certains marins pêcheurs assistent à des phénomènes comportementaux étranges de la part de cétacés, à l’image de ce groupe de globicéphales qui gobent directement les maquereaux et qui les saisissent dans les filets.


Autre scène émouvante dans laquelle le groupe de globicéphales entoure le cadavre de l’un des leurs et l’accompagne vers le bateau de pêche.


Étude du vivant

Des campagnes sont organisées pour déterminer ou confirmer la présence dans nos eaux d’espèces de la faune marine supérieure (mammifères marins, pinnipèdes, tortues, Requins pèlerins...). Les zones d’étude sont définies, pour les aspects côtier et hauturier, entre Hendaye et Mimizan. Des fiches-types permettent d’harmoniser les protocoles d’observation.

Un rapport des observations, effectuées entre 1997 et 2001, permet de préciser les espèces, leur position (coordonnées géographiques et météorologiques), l’abondance, la direction suivie, le sexe-ratio, les constats éventuels de pathologies ou de traumatismes. Une relation est établie, parrallèlement, avec les cétacés qui s’échouent sur notre littoral.
L’association ne dispose pas d’engins nautiques mais plusieurs structures administratives et quelques entreprises privées mettent, à notre demande et dans un cadre précis, leur bateau à disposition pour embarquer nos membres.

 

Les observations de diverses espèces marines du gouf de Capbreton sont mises à la disposition du CRMM, ou de laboratoires spécialisés. Eles enrichissent ainsi la banque nationale de données du vivant et permettent de préparer des programmes de recherche et d’identification de certains cétacés. Parmi ces études, citons notamment celle de Virgine Lahaye :
« Mode de fréquentation du globicéphale noir (Globicephala melas) dans le golfe de Gascogne ». 

D’autres campagnes, portant sur une étude spatiale plus large, ont été réalisées entre Bilbao et Porthmouth, ou entre Santander et Plymouth à bord d’un Ferry. Depuis la cessation de ces travesrsées par la Cie, les biologistes anglais (Association ORCA),

reunion Orca Gefma

écossais, espagnols et français poursuivcent les échanges de données du vivant qui alimentent ainsi les programmes européens.
Au cours de ces traversées, plusieurs espèces de Mysticètes et d’Odontocètes ont été régulièrement identifiées : rorqual museau pointu (Baleanoptera acutorostrata), mésoplodons (densirostris, europaeus, bidens...), hyperoodon (Hyperoodon ampullatus), baleine de Cuvier (Ziphius cavirostris), rorqual commun (Balaenoptera physalus), globicéphale noir (Globicephala melas), dauphin de Risso (Grampus griseus), cachalot (Physeter macrocephalus) et autres cétacés.

Selon les financements accordés et la disponibilité de nos membres, des observations aériennes sont effectuées épisodiquement en relation avec l'Observatoire Pelagis de La Rochelle (Programme européen ROMER), la Direction des Douanes maritimes et une entreprise privée, partenaire de ces opérations.

 Tursiops plastique aileron 

 *Sac de plastique sur l'aileron dorsal d'un grand dauphin (Tursiops truncatus) en dérive dans la Nivelle, près de la grande plage de Saint-Jean-de-Luz.

Collaboration avec la Pêche professionnelle

Un rapprochement avec les Comités Locaux et Régionaux permet l’embarquement de biologistes ou de stagiaires du GEFMA pour participer à des inventaires faunistique et floristique de la zone proche du gouf de Capbreton, espace dans lequel de nombreuses espèces se reproduisent à des périodes données. Dans cet esprit, les différents maillons de la chaîne alimentaire sont inventoriés et analysés.

 Les captures accidentelles de mammifères marins, avec leur cortège annuel d’échouages sur le littoral aquitain, nous préoccupent de longue date. À la suite de polémiques avec certaines organisations ou associations à caractère politique, le GEFMA aux côtés du Centre de la Mer de Biarritz, avait provoqué une réunion de concertation avec les armateurs de la côte atlantique afin de poursuivre l’expérience "Pingers" réalisée en Méditerranée, répulsifs acoustiques installés au cul des chaluts pour éloigner les cétacés et réduire ainsi ces captures. À ce jour, ce dossier est suivi par le CRMM et l’IMA dans le cadre de programmes européens coordonnés par l’Ifremer de Brest et de Nantes en étroite liaison avec le CNPMEM. 

Cette confiance que nous accordent les marins pêcheurs, tant ligneurs, fileyeurs que pélagiques, nous permet de poursuivre une épidémiosurveillance de la chaîne trophique par l’étude des espèces qui entrent dans le régime alimentaire des prédateurs supérieurs.

Virginie Bataille, membre du Gefma a participé à des marées portant sur l'étude de certaines espèces de crabes au comportement bentho-pélagique, capturées dans les filets de pêche. Article associé : « Ces gnagnons en question"