Muséographie


Chaque espèce inhabituelle, rare ou qui présente un intérêt scientifique ou patrimonial, fait l’objet d’une présentation muséographique.
Une législation spécifique implique l’application de règles précises pour le transport et la manipulation de ces espèces protégées par la Convention de Washington (CBI) et la CITES.

Plusieurs types de traitements

Ostéologiques - Ces opérations de conservation sont longues et délicates. Elles impliquent la participation de nombreux partenaires institutionnels et privés et des moyens techniques conséquents.

Ci-contre, les crânes de deux mésoplodons, espèces rares échouées à quelques mois d’intervale. 

Moulages - Particulièrement délicats à réaliser, les moulages nécessitent une bonne connaissance

anatomique de ces animaux marins et une solide formation artistique, à l'image de Guy Taburiaux, sculpteur animalier.

  • Naturalisations - À l’inverse des moulages, ces techniques sont appliquées par des taxidermistes agréés qui traitent les parties externes de l’animal pour lui rendre son aspect naturel (Tortue luth, poissons abyssaux, requins...)
  • Pétrification - Ce procédé a été mis au point par un biochimiste du Gefma, Christian Chenet, récemment décédé.
    Champignons Chistian Chenet
    Trente années de recherche en solitaire ont été nécessaires pour conserver des espèces marines et terrestres dans leur totalité (viscères comprises) avec leur pigmentation naturelle, et ce,  pendant plusieurs dizaaines d’années. Le Muséum national d’Histoire Naturelle de Paris s’est porté acquéreur de specimens (phanérogamie, ichtyologie, malacologie…), présentés en phase solide ou liquide (huile de paraffine), qui sont présentés dans les vitrines du premier étage de la Grande Galerie de l’Évolution, accompagnés de publications scientifiques.

  • Collections - Le collationnement de ces techniques inédites a permis de constituer une collection unique et rare.